Le priapisme de Marot

Cela faisait un moment que Marot se tenait à son balcon et fustigeait du regard les passants. Comme à son habitude, il venait de passer une nuit avec un mouchoir au parfum fugace disait-il. Marot avait l’habitude de ne jamais se souvenir de ses nuits précédentes sauf que celle ci lui restait gravée , indélébile sur le haricot. Il était donc de mauvaise humeur . La Mère Suzanne une voisine âgée, rentrait du marché quand par mégarde elle jeta un regard innocent sur le moribond. Ça y est il venait de comprendre ! Mère Su comme tout le monde l’appelait était à l’origine de son forfait. Il était victime d’un sort d’autant plus qu’il connaissait bien les recoins de la fille de Mère Su et celle ci tous les soirs était victime de son succès. Marot se précipita dans sa chambre , S’habilla promptement et enjamba les marches par lot de 5. une fois sur le palier, il suivit la pauvre dame et lui tapota la fraise, celle ci se retourna et Marot plongea sa tête dans son sillon intermamaire et y resta quelques minutes pour se ragaillardir pendant que la pauvre dame  horrifiée et pétrifiée, se trouva impuissante. Quand il décida enfin de sortir de là, il se trouva face à la vieille dame en colère et celle ci jura de se venger. Marot comme surpris, arrangea la robe de  mère Su et s’en alla avec pétulance. Il entra chez lui de manière spectaculaire, enjamba les marches par lot de 5 et se réfugia dans sa chambre. Il ferma les fenêtres qui donnaient au balcon et se réfugia sous ses draps. Il n’arrêtait pas de  penser à ce qui venait de se passer et à ce qu’il avait vécu la nuit précédente. Il n’y’avait pas de doute il était victime d’un sort. il ne contrôlait plus son corps, ses pulsions.Il avala goulûment une bouteille acre d’eau de vie qui l’assomma au bout de 5 minutes et s’endormit. Au boit de quelques heures , une servante entra dans sa chambre le surprit Marot couché sur le dos et frappé d’un mal diabolique. elle appela le père  Martin qui avait été excommunié dans une autre contrée et sauvé par Marot. Depuis peu il était devenu fermier, vivait chez Marot, s’occupant de tous ses problèmes administratifs. Le père Martin fut saisi par la gravité de la chose quand il entra dans la pièce.”on dirait une représentation ithyphalliques des contrées hérétiques que j’ai côtoyé…on est tué que par ce qu’on aime” s’exclama le prêtre en voyant Marot. La servante  s’efforçant de ne point rire lui répondit que la statuette se mouvait encore. “Il n’y a pas pire châtiment que celui là ” murmura le prêtre. Il fallait trouver une solution, au vu de la bouteille il comprit que ce mal n’était pas à l’origine du coma dans lequel il était. Il prit un seau des draps des serviettes et demanda à la servante de lui faire chauffer de l’eau . Il concocta un vomitif qu’il fit avaler à Marot en pinçant son nez. il dirigea ensuite son visage dans le seau et celui ci vomit ses tripes. Il le déshabilla, du moins pour ce qui restait comme vêtements sur lui  et l’habilla en robe de bure et attendit qu’il retrouve ses esprits. Marot sortit de son état éthylique comme un félon aux abois.

Ses compères le regardaient en vue d’explications mais il ne pouvait en fournir, la conclusion fut qu’il était sous le coup d’un mauvais sort. Il pensa à mère Su, celle ci fut convoquée immédiatement de peur de représailles de la part du roi. Apres une longue explication, des pater noster, un bain d’eau bénite, le prêtre conclut qu’elle était innocente et ils la relâchèrent.  Le temps passait et la situation devenait de plus en plus “tendue”; Le pauvre Marot douillet d’habitude, criait à haut gosier, murmurait des abracadabra incompréhensibles venu d’ailleurs, chantait  et se tortillait. A cours de solution, le prêtre décida de convoquer une gitane reconnue pour ses capacités mystiques. Le mal venait d’ailleurs et a première vue avait choisi le mauvais hôte. A cette allure personne ne pouvait survivre à cette douloureuse cacophonie pas même son auteur,”Nous allons tous y laisser des plumes à cette allure” murmura le père Martin désespérément pendant que Marot inventait le prélude de ce qu’on aurait pu appeler quelques siècles plus tard de manière plus élaborée et moins saccadé  “Le lac des Cygnes”.La gitane se trouvait à trois jours à cheval de la forteresse, ils furent les provisions et avant le lever du jour, ils entamèrent le voyage…

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