L’île aux détritus: premier jour

J’ai fait un songe.

Un jour je me suis retrouvée sur une île de détritus, sans moyen de retourner chez moi.

Il a fallu que j’apprenne à vivre dans cet environnement.

J’ai consacré la première matinée à la revue de mes meilleurs souvenirs de belle vie et de compagnies agréables en mimant un chant mélancolique et en écrasant une petite larme de temps à autre pour donner une âme à ma complainte.

L’après-midi, saisie par la faim qui me tenaillait les viscères, j’ai regardé autour de moi pour trouver quelque chose à  manger. Pendant ma recherche, j’ai  retrouvé  dans les débris échoués sur la plage, des parties de vieilles marmites qui m’ont rappelé tout ce que j’aurais pu avoir à manger chez moi. J’en ai pleuré en me demandant quel terrible péché j’avais pu commettre pour que le « BON » Dieu me mette dans cette situation.

Après avoir parcouru quelques kilomètres, j’ai découvert un bananier et, fort heureusement, il s’y trouvait quelques fruits presque mûrs. Quel régal lorsque vous vous venez de passer vingt-quatre heures affamé ! Je les ai dévorées en m’imaginant que j’étais assise confortablement dans ma maison. Un pur moment d’évasion…

Mon repas terminé, la nuit tombant, il a fallu que je me trouve un « abri » pour la nuit après avoir été battue par les vents marins. Quelques ramassis de feuilles, des moyens de survie inspirés du film de Robinson Crusoé, en réalité suivant simplement mon instinct naturel pour retrouver le minimum de confort vital, voilà mon nid pour la nuit. Je me suis finalement endormie de fatigue malgré l’inconfort de ma couche. La fatigue aidant, j’ai eu un sommeil profond bercée par la mélancolie de cette expérience.

Une succession de déboires… ainsi fut mon premier jour sur l’’île au détritus.

A suivre…

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