• Cher ami

    Cher ami

    Entends – tu les vagues de la mer flétrir ?

    Ouïes – tu la cime héler des nénies ,

    Lorsque la lugubre clarté du soleil se repose,

    Lorsque les bras du ciel se croisent,

    Lorsque le cœur du ciel,

    A ses entrailles se dérobe ?

    J’ai vu briller les ongles de l’univers ,

    J’ai vu les saints s’embraser

    Dans un désespoir saccadé .

    J’ai aperçu les cénotaphes dans le ciel

    Sur lesquels coulaient les larmes de Raphael

    De mes yeux , j’ai vu des bouts de nuages au cimetière

    Mon “moi” a gémi par affliction

    Sans comprendre le pourquoi du devenir !

    Oui dans les ires du “là haut”

    Mon subconscient a aperçu le chaos .

     

     

     

  • cri de cœur

    Chère maman

    c’est la nécessité de me confesser auprès de toi qui anime mon élan
    Pourtant il y a bien longtemps que j’ai claqué la porte pour éviter les bancs
    Maman ‘c’est avec incandescence que mes 18 ans m’arrachent mon adolescence
    Mon air d’insouciance , qui trouvait refuge dans tes jupons
    Man pour toi je reste mineure et pour la loi je suis prêt pour l’enfer
    le plus terrible est que le commun des mortel ne partage pas mon affliction

    je regrette fort mon passé et personne ne semble souffrir de mon affectation
    Je regrette fort mes élans mais je ne sais comment m’arrêter.
    Je suis entre deux réalités qui sans cesse se façonnent.
    Je veux…mais il n’ya point de vouloir…que de devoirs…
    Le moindre faux pas est un croc en jambe
    Le moindre croc en jambe est une éternelle béquille!
    Et dans la moindre béquille gît ton regard de désespoir
    Maman je ne veux pas grandir…je ne veux pas partir…
    Je ne veux pas etre celui là…
    celui qui fera couler la tristesse sur tes joues…
    Tu as toujours dormi affamé pour que j’éclos
    Je ne veux pas que tu dormes pour toujours parce que je t’aurais déçu,
    Je ne veux pas que tu les fermes à jamais parce que j’aurai échoué.
    Je suis un homme et par conséquent perfectible
    Je suis perfectible et par conséquent croyant
    Je suis croyant et par conséquent faillible
    Je suis faillible et par conséquent…pécheur.
    Mes réalités sont antagonistes et bien présentes
    Je ne sais pas qui sera l’homme de demain
    Mais je sais que l’homme d’aujourd’hui t’aime maman.
    Il t’aime fort et le crie sur les toits
    Tu as essayé et s’il a échoué, tu auras essayé
    Il t’aime fort et l’écrit dans chaque Mistral
    tu n’as jamais failli c’est lui qui a glissé de ton cœur
    Il t’aime fort et le crie à travers les ans et les réalités
    Son vagissement était un succès il a juste refusé de porter l’étoffe des grands hommes.
    Oui il a renié le combat des grands hommes qui inscrit au Panthéon
    Maman tu es parfaite c’est ta graine… qui a choisi d’être l’ivraie.
    Elle a choisi de se griller à l’orée du succès.

     

  • La mort dans l’ame

    Un sentiment qui vous sied et vous effraie en même temps!

    Le temps morose et terne accentue ses élans.

    Un sentiment d’impuissance agréable et effrayant,

    Embrasses vos entrailles en les nouant au fond du firmament.

    Ce corps vide! entouré de ce qui est absent et pourtant présent,

    Ne répond plus au sinistre dédain;

    L’âme se meurt austèrement hautain,

    Et l’esprit se lasse en adieu reposant !

     

     

  • le bal des absents

    La brume du crépuscule,

    s’étiole sur les affres d’Hercule,

    Les bénédictions stellaires d’Orus,

    couvrent la lugubre virilité des prépuces!

    Oui ami! la brume des mânes,

    a saccagé les éclairs profanes !

    Oui ami! la folie de la rancoeur,

    balaie la noblesse des cœurs.

    De luisants tonnerres déchirent le ciel,

    pendant que les catacombes exécutent leurs rituels.

    Pendant que les hommes méditent sur leurs recueils,

    les morts s’affligent dans leurs cercueils.

    Et quand vient la nuit,

    le bal des présents s’évanouit

    Pour laisser place au bal des absents épanouis!

     

     

     

     

     

     

  • Justice des hommes

    De la passion,

    est née l’oppression.

    De l’amour,

    est né le jour.

    Et des êtres,

    est né le paraître!

    Qu’est ce qui reflétera la Haine ?

    Si ce n’est l’oubli de la peine !

    Si ce n’est de la veine,

    qu’aurait l’allure des reines ?

    Le noble châtiment,

    l’emporte toujours sur l’entendement.

    Quelle audace ?

    Ont les hommes de punir ?

    Par qui cette joie fugace,

    ôterait le temps du désir ?

    Si ce n’est l’homme !

    L’homme, leur semblable

    qui, aux yeux leur est resté indemne mais au cœur coupable.

    La raison est réversible,

    et le geste versatile.

    La même mamelle fertile,

    donne toujours vie à l’éternité !

    La procréatrice a pérennisé,

    et tant quelle existera,

    l’utérus de la galaxie diversifiera les errata !

    Les crimes sont pourtant les mêmes,

    Mais ne chanteront pas comme jadis les mêmes requiem.

    Nul n’ayant le droit de juger,

    n’aura sans doute pas le droit de corriger.

    Le châtiment reste incorrigible,

    Mais pas les cibles.

    L’audace est une raison,

    qui l’emportera toujours sur la décision !!!!

    Que les hommes de la terre soient pareils,

    peu importe pour cela.

    Mais que leur ignoble appareil

    Sache à autrui respecter l’épiphora.

  • La matière de MARS

    Amour d’un jour ! Amour de toujours !

    Les ans et les réalités trépassent,

    mais jamais mes pensées ne se lassent…

    Oh déesse ! Un sentiment commun nous enlace !

    Pour qui ces ires?

    Pour qui autant de collyres?

    Exact ! Mes yeux  ne cessent de pleurer,

    mon âme rebelle a envie de crier,

    Crier victoire sur les affres de la passion,

    mais cela pourrait soulever bien des nations!

    Je suis tout et rien a la fois,

    le point faible qui fit faillir Adam,

    l’insensible qui ne laisse paraître d’émoi,

    la poupée Vaudou de macadam.

    J’ai une existence et pourtant je ne suis personne…

    Le diable qui brise les nonnes ?

    Je n’ai point de nature, le nucléaire qui porte l’auréole de la pâture!

    Ma vie est truffée d’errata pourtant n’a point de ratures.

    Dans l’art de la déréliction je suis un as,

    seul la douceur des parfums de Mars,

    laissent choir la viduité de ma crasse.