• Infidèle

     

    Oh hymenée….

    Mes désirs errent dans les abysses de l’infidélité

    Ce fruit défendu délicieux à croquer

    Le linceul de mon amour, a dévoilé mon ignoble viduité

    La viduité d’un corps enflammé et d’un mari dédaigné

    La viduité d’un étalon à l’ aiguillette* déchaînée

    Les affres de l’extase n’ont pu voiler ma légèreté

    Cher mari pourrez-vous me pardonner?

    Mon amant fidèle à sa couardise

    Se justifie par une religion qui l’interdise

    En se dérobant sans cesse à ma gourmandise

    Hélas la vamp se plait à la traîtrise

    Et insatiable, cherche sans cesse de nouvelles surprises

    En spectacle, devant une assemblée assise

    Joue à demi mot à la sadique  soumise

    Cher amant supporterez vous cette méprise?

    L’amant et le mari consumés par l’infidèle

    Se laissent poser une salace attelle

    Celle d’une éternelle perdition charnelle

    Oh hommes! serai-je à jamais votre coquine pucelle?

     

     

  • le bal des absents

    La brume du crépuscule,

    s’étiole sur les affres d’Hercule,

    Les bénédictions stellaires d’Orus,

    couvrent la lugubre virilité des prépuces!

    Oui ami! la brume des mânes,

    a saccagé les éclairs profanes !

    Oui ami! la folie de la rancoeur,

    balaie la noblesse des cœurs.

    De luisants tonnerres déchirent le ciel,

    pendant que les catacombes exécutent leurs rituels.

    Pendant que les hommes méditent sur leurs recueils,

    les morts s’affligent dans leurs cercueils.

    Et quand vient la nuit,

    le bal des présents s’évanouit

    Pour laisser place au bal des absents épanouis!