• La rencontre

    Le roi Adam était depuis peu exacerbé par les accusations qui couraient à travers le royaume sur son protégé Marot, son ami poète. Marot  était pour le roi le Frère qu’ il n’avait jamais eu. Unique enfant ,  le roi avait perdu ses parents très jeune ; cette situation le poussa à se détacher du monde et à chercher un art qui pouvait être  aussi mélancolique que lui lorsqu’il découvrit la poésie a travers Marot. Celui ci possédait le don de magnifier les mots… lorsqu’il n’était pas grisé….  

    Marot se fit connaitre comme troubadour lors d’une soirée en l’honneur de la reine pour ses dix neuf ans. Marot était un beau jeune homme à qui la vie n’avait pas fait de cadeau . Il était nonchalant et d’une éloquence candide  lorsqu’il était sobre , mais la plupart du temps il était convié dans les soirées mondaines non pas pour son talent de poète mais pour ses histoires plus rocambolesques les unes que les autres après sa dipsomanie . Une fois plongé dans la vinasse  qui menaçait chaque jour sa belle dentition , il devenait un rimailleur perfidement maléfique et n’hésitait pas à menacer quiconque oserait grignoter son oxygène . La plupart du temps il finissait au cachot pour sa sécurité et celle des autres. De fil en aiguille il devint très proche du roi quoique très fantasque avec une haleine avinée , le roi le trouvait agréable et divertissant au détriment de la cour…Marot se couchait avec une idée et se réveillait avec une autre ; pour le roi c’était une sorte d’ascension et pour ses détracteurs une sorte de possession car ils  pensaient qu’il s’enfonçait tous les jours dans la sottise…. Sauf qu’un soir Marot se coucha en pensant à la belle marguerite la fille du forgeron que le lendemain il décida de soutenir le clan “des culs nus ” un groupe extrémiste qui protestait contre l ‘autorité en brûlant les champs des marguerites pour prôner la non violence .

    Marot fut capturé avec les dissidents et cela faisait déjà seize jours que le roi cherchait sans relâche son frère et ami , lorsqu’il fut informé de l’accusation, il écrivit une lettre qu’il fit envoyer immédiatement  par un messager à Marot…..

  • Justice des hommes

    De la passion,

    est née l’oppression.

    De l’amour,

    est né le jour.

    Et des êtres,

    est né le paraître!

    Qu’est ce qui reflétera la Haine ?

    Si ce n’est l’oubli de la peine !

    Si ce n’est de la veine,

    qu’aurait l’allure des reines ?

    Le noble châtiment,

    l’emporte toujours sur l’entendement.

    Quelle audace ?

    Ont les hommes de punir ?

    Par qui cette joie fugace,

    ôterait le temps du désir ?

    Si ce n’est l’homme !

    L’homme, leur semblable

    qui, aux yeux leur est resté indemne mais au cœur coupable.

    La raison est réversible,

    et le geste versatile.

    La même mamelle fertile,

    donne toujours vie à l’éternité !

    La procréatrice a pérennisé,

    et tant quelle existera,

    l’utérus de la galaxie diversifiera les errata !

    Les crimes sont pourtant les mêmes,

    Mais ne chanteront pas comme jadis les mêmes requiem.

    Nul n’ayant le droit de juger,

    n’aura sans doute pas le droit de corriger.

    Le châtiment reste incorrigible,

    Mais pas les cibles.

    L’audace est une raison,

    qui l’emportera toujours sur la décision !!!!

    Que les hommes de la terre soient pareils,

    peu importe pour cela.

    Mais que leur ignoble appareil

    Sache à autrui respecter l’épiphora.

  • La matière de MARS

    Amour d’un jour ! Amour de toujours !

    Les ans et les réalités trépassent,

    mais jamais mes pensées ne se lassent…

    Oh déesse ! Un sentiment commun nous enlace !

    Pour qui ces ires?

    Pour qui autant de collyres?

    Exact ! Mes yeux  ne cessent de pleurer,

    mon âme rebelle a envie de crier,

    Crier victoire sur les affres de la passion,

    mais cela pourrait soulever bien des nations!

    Je suis tout et rien a la fois,

    le point faible qui fit faillir Adam,

    l’insensible qui ne laisse paraître d’émoi,

    la poupée Vaudou de macadam.

    J’ai une existence et pourtant je ne suis personne…

    Le diable qui brise les nonnes ?

    Je n’ai point de nature, le nucléaire qui porte l’auréole de la pâture!

    Ma vie est truffée d’errata pourtant n’a point de ratures.

    Dans l’art de la déréliction je suis un as,

    seul la douceur des parfums de Mars,

    laissent choir la viduité de ma crasse.