• Le tournant de votre vie

    Si vous êtes préparé à le recevoir, à un moment donné le secret dont je parle jaillira de votre lecture et vous apparaîtra, bien visible. Vous le reconnaîtrez immédiatement. Cet instant maquera le tournant de votre vie.

    Rappelez-vous que ce livre(“Réfléchissez et devenez riche”) traite de faits réels et non de fiction et que son but est de faire connaître une vérité universelle qui apprendra à tous ceux qui s’y sont préparés ce qu’il faut faire et comment il faut le faire! Ils en retireront également le stimulant indispensable à un bon départ.

    Toute réussite, toute fortune, débute par une idée!

    Si vous êtes prêt à recevoir le secret, vous en possédez déjà une moitié; le moment venu, vous reconnaîtrez aisément l’autre.

    Napoléon HILL

  • Le secret parle à celui qui l’écoute

    Si vous avez été découragé, si, ayant eu des difficultés à surmonter, vous avez échoué, si vous avez été diminué par la maladie ou par une infirmité physique, le récit de la découverte de mon fils et de l’utilisation qu’il fit de la formule de Andrew CARNEGIE vous prouvera qu’elle est l’oasis vainement cherchée dans le Désert des Espoirs Perdus.

    Ce secret fut largement utilisé par le Président Wilson durant la première guerre mondiale. Il était dissimulé dans l’entraînement que reçut chaque soldat avant de partir pour le front et aida pour trouver les fonds nécessaires à la guerre.

    Avoir quelque chose pour rien, est-ce possible?

    Le secret dont je parle ne s’acquiert que si l’on en paie le prix d’ailleurs moins élevé que sa valeur. L’instruction ne joue là aucun rôle. Bien avant que je sois né, ce secret était en possession de Thomas EDISON qui l’utilisa avec tant d’intelligence qu’il devint le plus grand inventeur du monde bien qu’il n’ait été que trois mois à l’école. Edwin BARNES, l’associé d’EDISON, en fit usage avec une telle efficacité qu’il fut rapidement à la tête d’une fortune et se retira des affaires alors qu’il était encore jeune. Elle devrait vous convaincre de ce que la richesse est à votre portée. Vous pouvez encore devenir ce que vous avez rêvé d’être; l’argent, la célébrité et le bonheur.

    Comment sais-je tout cela?

    Pendant vingt ans de recherches entreprises à la demande de CARNEGIE, j’ai questionné des centaines de personnages célèbres et nombreux furent ceux qui m’avouèrent qu’ils avaient acquis leur fortune grâce au secret de CARNEGIE:

    Henry FORD                       King GILLETTE                    John Wanamaker                   Le juge Daniel T. WRIGHT

    William WRIGLEY Jr           Ralph WEEKS                      James HILL                            John ROCKEFELLER

    Georges PARKER               Thomas EDISON                 Frank VANDERLIP                 Henry DOHERTY

    Cyrus CURTIS                    Col. Robert DOLLAR            E. STATLER                          Georges EASTMAN

    Edward FILENE                  Charles SCHWAB                 Edwin BARNES                      Harris WILLIAMS

    Arthur NASH                       Dr Frank GUNSAULUS         Theodore ROOSVELT           Daniel WILLARD

    John DAVIS                        Elbert HUBBARD                   Elbert GARY                           Wilbur WRIGHT

    Clarence DARROW            William JENNINGS                Dr Alexander G. BELL            Dr David JORDAN

    John PATTERSON             Odgen ARMOUR                   Julius ROSENWALD               Arthur BRISBANE

    Stuart Austin WIER             Wilson WOODROW               Dr Frank CRANE                    William HOWARD

    George ALEXANDER          Luther BURBANK                  J. G. CHAPLINE                      Edward BOK

    U.S. Sen. Jennings RANDOLPH                                       Frank A. MUNSEY

  • L’île aux détritus: deuxième jour

    J’ai fait un songe…

     A l’aube du deuxième jour, mon sommeil fut troublé par un chant d’oiseau lointain qui résonnait comme une complainte mélancolique. Ce lugubre bruit me rappela vite que je devais me relever pour revivre la réalité de mon naufrage sur l’île aux détritus.

     Comme ayant reçu l’ordre de me nuire particulièrement, une mouche sauvage aux pas de danse trépidants et en cadence avec son chant tout aussi nuisible, comme se réjouissant de je ne sais trop quoi, avait choisi mon visage pour lieu de célébration et ne me laissait plus d’autre choix que de me lever pour échapper à cette torture.

     C’est en me levant que je réalisai combien mon « nid » était loin d’être le cadre douillet et reposant que j’avais toujours connu depuis mes plus tendres jours. Je venais de passer une nuit dans un univers semblable à ce que j’avais souvent vu dans les films caricatures de la vie des simples hommes des forêts des cinq continents confondus.

     Il devait être six heures et on pouvait admirer le reflet du soleil levant sur le visage de la mer encore endormie. J’avais à peine commencé à savourer ce panorama unique de la nature que les douleurs de mon corps encore meurtri par les contorsions que j’avais dû subir en m’accommodant à mon « nid » toute la nuit m’intimèrent l’ordre de me rallonger pour reconsidérer la manière dont je voulais démarrer ma journée. Que présageait cette interruption subite de ce pur moment d’évasion que je voulais m’offrir?

     Comment gérer la douleur sans mes comprimés? Je n’en avais pas eu l’habitude. Pas de boite à pharmacie ! Pas d’eau chaude pour prendre un bain relaxant! Même pas un voisin bienveillant pour compatir avec moi!! Je ne pus retenir mes larmes car il fallait bien exprimer cette profonde frustration qui était encore plus douloureuse que ce que je ressentais dans mon corps. Au bout de quelques minutes, je réalisai fort heureusement que ma thérapie ne marchait pas. Au contraire, elle plongeait mon âme angoissée dans un état de morosité qui ne cadrait pas avec la beauté que dégageait le reflet apaisant du soleil levant sur le visage de la mer encore endormie. Je résolu alors de faire fi de cette douleur et de me perdre définitivement dans le concert de la nature matinale.

     Aussitôt que j’avais plongé mon regard dans la mer, ignorant le message de mes muscles, je vis au loin une pirogue de pêcheurs qui s’éloignaient après leur nuit de pêche (j’imaginais). J’étais bien surprise de voir qu’il pouvait y avoir d’autres vies humaines que la mienne dans l’environnement de l’île aux détritus.

     A suivre…

  • L’île aux détritus: premier jour

    J’ai fait un songe.

    Un jour je me suis retrouvée sur une île de détritus, sans moyen de retourner chez moi.

    Il a fallu que j’apprenne à vivre dans cet environnement.

    J’ai consacré la première matinée à la revue de mes meilleurs souvenirs de belle vie et de compagnies agréables en mimant un chant mélancolique et en écrasant une petite larme de temps à autre pour donner une âme à ma complainte.

    L’après-midi, saisie par la faim qui me tenaillait les viscères, j’ai regardé autour de moi pour trouver quelque chose à  manger. Pendant ma recherche, j’ai  retrouvé  dans les débris échoués sur la plage, des parties de vieilles marmites qui m’ont rappelé tout ce que j’aurais pu avoir à manger chez moi. J’en ai pleuré en me demandant quel terrible péché j’avais pu commettre pour que le « BON » Dieu me mette dans cette situation.

    Après avoir parcouru quelques kilomètres, j’ai découvert un bananier et, fort heureusement, il s’y trouvait quelques fruits presque mûrs. Quel régal lorsque vous vous venez de passer vingt-quatre heures affamé ! Je les ai dévorées en m’imaginant que j’étais assise confortablement dans ma maison. Un pur moment d’évasion…

    Mon repas terminé, la nuit tombant, il a fallu que je me trouve un « abri » pour la nuit après avoir été battue par les vents marins. Quelques ramassis de feuilles, des moyens de survie inspirés du film de Robinson Crusoé, en réalité suivant simplement mon instinct naturel pour retrouver le minimum de confort vital, voilà mon nid pour la nuit. Je me suis finalement endormie de fatigue malgré l’inconfort de ma couche. La fatigue aidant, j’ai eu un sommeil profond bercée par la mélancolie de cette expérience.

    Une succession de déboires… ainsi fut mon premier jour sur l’’île au détritus.

    A suivre…